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04 juin 2008

Sans TV

Des élèves alsaciens apprennent à vivre sans télé

Aude Sérès. LE FIGARO du 19/05/2008  Le but de l'expérience alsacienne est de montrer que la télévision n'est pas une fatalité.

Le but de l'expérience alsacienne est de montrer que la télévision n'est pas une fatalité. Crédits photo : Richard DAMORET/REA

Pendant dix jours, ils vont volontairement se priver d'écrans   téléviseur, jeux, ordinateur. L'expérience sera ensuite élargie.

Dix jours sans écrans… À l'heure où l'on s'interroge sur la manière de limiter les excès de la télévision et d'Internet chez les jeunes, une école primaire de la périphérie strasbourgeoise mène à partir de lundi une expérience, intitulée «Défis, dix jours pour voir autrement». Le principe est simple : se priver volontairement de tout écran de télévision, d'Internet ou de console de jeux pendant dix jours.

Les 259 enfants de l'école du Ziegelwasser, dans le quartier populaire du Neuhoff, à Strasbourg, âgés de 6 à 11 ans, reçoivent lundi un carnet de bord : à chaque tranche horaire où ils ont réussi à ne pas allumer d'écran, ils gagnent un point.

Un gros travail de préparation a été réalisé. Tout d'abord, les enfants ont depuis plusieurs semaines étudié l'influence de la télévision. «Ils ont également listé toutes les activités qu'ils pourraient faire s'ils ne regardaient pas la télé ni ne jouaient à leur console, explique Serge Hygen, responsable du projet à l'association Éco-Conseil. Les parents ont été associés, certains organisent des activités, tout comme des associations, notamment un tournoi de sport, des ateliers dans des musées…» Mais cette expérience risque de n'être qu'une parenthèse. Éco-Conseil a le projet de mener ce «défi» dans cinq autres écoles dans les trois ans à venir.

Tentation omniprésente 

Le but n'est pas d'éradiquer la télévision des foyers, mais de montrer que l'on peut s'en passer pour faire autre chose. «Cette initiative est très intéressante, explique le Pr Philippe Jeammet, chef du ser­vice de psychiatrie des adolescents et des jeunes adultes à l'Institut mutualiste Montsouris-Jourdan. Tout ce qui peut montrer à l'enfant qu'il peut être libre de choisir, que la télévision n'est pas une fatalité et que l'on peut la remplacer par une présence affective va dans le bon sens.» Mais cette méthode peut être considérée comme radicale. D'autres prônent plutôt une «éducation aux médias». En tout état de cause, les chiffres parlent d'eux-mêmes : selon Médiamétrie, les Français passent chaque jour en moyenne trois heures vingt-sept devant la télévision et deux heures trente-huit pour les enfants de 4 à 10 ans. Et ces chiffres n'incluent pas le temps passé devant Internet ou une console de jeux. Avec une multiplication des écrans dans les familles une étude récente de la Sofres pour la chaîne Gulli a montré que 60 % des ménages possédaient six écrans au moins , la tentation est omniprésente. Selon cette étude, près de 50 % des enfants passent ainsi la moitié de leurs loisirs devant les écrans.

Ce  «défi» strasbourgeois s'inspire directement d'initiatives menées depuis plusieurs années aux États-Unis et au Canada. Depuis 2003, le Canadien Jacques Brodeur a conduit ces expériences auprès de quatre-vingts écoles. Outre une augmentation des temps d'échange en famille, de l'activité sportive, il note une forte réduction de la violence à l'école. «Les enseignants ont noté une baisse de la violence physique de 62 % en récréation, mais aussi de la violence verbale (  41 % en classe et  54 % en récréation)», explique-t-il. Au Canada, les expériences sont poursuivies après le «défi». «Nous demandons aux enfants de limiter leur consommation à cinq heures par semaine», explique Jacques Brodeur.


Nous on frise les 4 semaines, on n'a aucune idée du retour de la TV réparée, on va bien, on s'occupe tranquillement, couture, broderie, lecture bien sûr (merci France Loisirs et Amazon) et on parle aussi ! C'est possible, si si je vous assure, c'est même bien en ce qui me concerne, je doute que Christian soit complètement d'accord.

En revanche, une chose est sûre, limpide, et là on est d'accord tous les 4: jamais sans ordi

Vous et l'ordi, ça donne quoi ? et maintenant sans ordi, vous êtes Cap ou pas cap? Votez ici

 

Posté par c buhe à 20:35 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

Sans jeux et sans télé NO PROBLEMO mais pour ce qui est de l'ordi... impossible pour ! Je suis devenue fana!

Posté par Petits Bonheurs, 05 juin 2008 à 13:06

chez nous

c'est liberté , liberté , je n'interdis rien et je ne me pas trop de questions sur ces sujets , bizz

Posté par saperlipopette, 05 juin 2008 à 15:00

No soucy !!!

Téloche, pas de souci vue la quantité de c*****ries toutes aussi affligeantes les unes que les autres, de ce point de vue là, m'en passer n'est guère un souci.
Bon j'admets que pour jouer à la Wii, ça risque d'être sensiblement compliqué !!!

L'ordi, j'ai plus que très fortement ralenti.
Toutefois, j'aime bien avoir une source d'informations à disposition : journeaux, radio.... et Internet rassemble tout cela à la fois. Alors, non, je ne pense pas pouvoir m'en sevrer aussi facilement.

Posté par Guillaume, 06 juin 2008 à 16:09

c'est génial!
je vais relayer l'info sur mon blog!

Posté par laure, 06 juin 2008 à 21:13

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